Historique

Chez Geneste, on naît entrepreneur

L’histoire commence en 1866 avec François tailleur de pierres et appareilleur et ses deux fils, Francisque et Louis.
A cette époque, les hommes portent des moustaches en guidon de vélo quand ils sont jeunes et une barbe de patriarches lorsqu’ils depassent l’âge canonique. Ils ont des ceintures de flanelle , des gilets et des pantalons blanchis par la poussière du têtu et de la laye. Ils taillent les fleches, les rosaces et les balustrades de la cathédrale pour M. VIOLLET-LE-DUC.

De temps en temps, ils font la pause pour boire un coup de vin rouge et très exceptionnellement faire la pause pour un photographe.
Cela se passe derrière le cours Sablon, rue d’Amboire, à la campagne. On n’entend que le cliquetis des outils comme une pluie obstinée et impatiente d’user cette pierre sonore pour faire jaillir le chapiteau ou la feuille d’acanthe qu’elle renfermait jalousement.

Chez Geneste, on est entreprenant

 

Francisque écrit, le 2 novembre 1899, au Président de l’Académie (des Arts ?) pour solliciter la commande d’un monument sur Gergovie à la «glorification de VERCINGETORIX».

Il a conçu un projet et se sent prêt à l’exécuter «après avoir vu les lieux et s’être rendu compte des ressources du pays»…

 

Chez Geneste, on pratique le Développement Durable depuis longtemps

 

Francisque ne fera pas sa tour à Gergovie ; il laissera néanmoins la maison de M. COTE BLATIN sur le cours SABLON. Celle du 8, rue d’Amboise sera réalisée sur les plans de Louis JARRIER par Louis GENESTE.

Un premier Louis GENESTE succédera à Francisque, son frère, à la tête de l’entreprise en 1918, puis Maurice, son fils, après la seconde guerre mondiale, puis encore Louis (le deuxième) en 1977, jusqu’à aujourd’hui : quatre générations de maçons qui font leurs devis alors que le soleil n’est pas encore levé, qui saluent leurs compagnons le matin et lancent leurs chantiers, puis courent les routes pour visiter leurs clients le reste de la journée, et enfin se consacrent le soir à leur profession, au syndicat, à la fédération, aux œuvres sociales, à la formation, jusque après le coucher du soleil.

Si les techniques évoluent, si l’on emploie des matériaux modernes et des méthodes nouvelles, l’esprit ne change pas ; on a toujours la fierté du travail bien fait, le souci de servir son client quelle que soit l’importance du chantier.

 

 

Chez Geneste, on a les pieds sur terre

On a gardé un sens aigu des réalités et de la matière, on n’a pas la grosse tête… on ne fait pas dans le virtuel. C’est l’esprit de François, l’ouvrier appareilleur des flèches de la cathédrale, qui prévaut toujours et c’est cela la vraie tradition, le principal patrimoine.

 

 

Louis Geneste : Entreprise de rénovation – conservation de patrimoine bâti – Techniques traditionnelles